Le Premier ministre Hariri se dit "libre", va "rentrer au Liban bientôt"

Saad Hariri à Riyad : le premier ministre libanais a-t-il été kidnappé par l'Arabie Saoudite ?

Saad Hariri à Riyad : le premier ministre libanais a-t-il été kidnappé par l'Arabie Saoudite ?

Le président libanais et le Hezbollah accusent Riyad de retenir le chef du gouvernement libanais de force.

Le Liban est de nouveau plongé dans une crise politique qui ne ressemble à aucune autre. Son père y [en Arabie saoudite - ndrl] a travaillé pendant 18 ans et, par conséquent, son fils y a grandi.

Mais "nous sommes préoccupés de la situation au Liban (...) nous sommes soucieux de sa stabilité, (...) de son intégrité, nous sommes soucieux de la non-ingérence et soucieux de la constitution libanaise", a-t-il martelé. En effet, une semaine après la démission de Saad Hariri, premier ministre du Liban, depuis l'Arabie Saoudite, l'inquiétude est montée d'un cran.

Le retour de Saad Hariri se fait toujours attendre au Liban.

" Ces circonstances font que toute position qu'il a pu prendre, qu'il va prendre, ou qui pourront lui être imputées sont douteuses et ne peuvent pas être considérées comme des positions prises de son propre chef", précise le communiqué. "Le président Aoun a reçu le chargé d'affaires saoudien à Beyrouth, Walid Boukhari, et l'a informé que la manière dont s'est produite la démission de M. Hariri était inacceptable", a indiqué la présidence libanaise dans un communiqué. 'On lui interdit jusqu'à ce moment de rentrer au Liban', a-t-il lancé.

En annonçant laisser son poste dans un discours diffusé par la chaîne à capitaux saoudiens Al-Arabiya, Saad Hariri avait dénoncé la "mainmise" de l'Iran et du mouvement chiite libanais du Hezbollah, membre de son gouvernement, sur les affaires intérieures du Liban.

"L'Arabie saoudite, qui a appelé ses ressortissants à quitter le Liban " le plus vite possible", a également annoncé que le pays du cèdre, du fait des actions du Hezbollah, lui a " déclaré la guerre ".

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait alors accusé Téhéran d' "agression militaire directe " contre son pays.